Dernière mise à jour : 18 juillet 2026
Erreur médicale dans le Pas-de-Calais : opérée des dents au lieu de la cheville
Une adolescente de 17 ans venue pour une opération programmée de la cheville à Saint-Martin-Boulogne a subi à la place l’extraction de ses quatre dents de sagesse. L’intervention erronée, réalisée le 10 juillet 2026 sous anesthésie générale, a conduit sa famille à porter plainte contre la clinique. L’établissement reconnaît une situation « profondément regrettable » et a ouvert une enquête interne pour comprendre comment une telle confusion a pu se produire.

Contexte et antécédents
La jeune patiente s’était présentée avec sa mère à la clinique de la Côte d’Opale, à Saint-Martin-Boulogne, pour une intervention prévue de longue date à la cheville. Selon le récit initial de la famille, cette opération devait améliorer des problèmes de cheville qui gênaient l’adolescente dans sa vie quotidienne.
L’admission aurait d’abord suivi son cours normalement. La mère explique avoir vu un chirurgien venir chercher sa fille et avoir demandé confirmation qu’il s’agissait bien de la bonne patiente. Quelques instants plus tard, ce même praticien, qui était chirurgien-dentiste, serait revenu lui annoncer qu’une erreur médicale venait d’être commise.
La confusion a eu une conséquence immédiate : l’intervention prévue à la cheville n’a pas été réalisée. À la place, les quatre dents de sagesse de l’adolescente ont été retirées sous anesthésie générale.
Ce qui s’est passé
À son réveil, la jeune fille a constaté qu’elle pouvait toujours bouger son pied, puis a senti des cotons dans sa bouche. Sa mère rapporte qu’elle était « en état de choc » lorsqu’elle a compris ce qui venait de se produire. Le chirurgien a présenté ses excuses après la découverte de l’erreur.
La famille s’inquiète également des conditions dans lesquelles l’anesthésie a été administrée. La mère affirme que celle-ci avait été préparée pour une autre patiente qui devait subir l’extraction de dents de sagesse. Les éléments fournis ne permettent toutefois pas d’établir les paramètres médicaux précis de cette anesthésie ni les conséquences potentielles qui en découlaient.

Depuis l’intervention, sa mère dit que l’adolescente souffre d’angoisses et de troubles du sommeil. Elle souligne également qu’une extraction de dents de sagesse est habituellement précédée d’explications sur la convalescence et accompagnée d’un suivi adapté, préparation dont sa fille n’avait pas bénéficié puisqu’elle venait pour une tout autre chirurgie.
Le jour même, la famille a été reçue par une représentante de la direction. Des démarches concernant notamment une éventuelle indemnisation et un accompagnement ont été présentées. La famille a refusé de signer le document d’indemnisation proposé et a choisi de déposer plainte contre la clinique.
La réaction de l’établissement
La clinique reconnaît la gravité de l’événement et indique assumer sa responsabilité dans la prise en charge de la situation. Elle a lancé une enquête interne destinée à « établir avec précision les circonstances de cet événement et d’en comprendre les causes ».
« notre priorité demeure aujourd'hui la santé et l'accompagnement de la jeune patiente, l'écoute de sa famille et la recherche complète de la vérité sur les circonstances de cet événement »
L’établissement précise qu’il est prématuré, pendant l’enquête, de tirer des conclusions définitives sur d’éventuelles responsabilités individuelles. Le point central reste donc inexpliqué : les sources disponibles ne détaillent pas encore la chaîne exacte d’identification et de contrôle qui a conduit à confondre deux patientes et deux interventions totalement différentes.
Les conséquences plus larges
Au-delà de l’intervention dentaire non prévue, l’affaire pose la question des contrôles d’identité, de l’intervention programmée et du dossier médical avant une entrée au bloc. Dans ce cas précis, une patiente attendue pour une chirurgie orthopédique a été prise en charge par un chirurgien-dentiste, sans que les sources ne permettent encore d’identifier à quel moment la confusion s’est produite.

Pour l’adolescente, les conséquences dépassent déjà la convalescence liée à l’extraction des dents. Sa mère affirme que la confiance envers le milieu médical est désormais rompue. Or l’opération de la cheville, raison initiale de son admission, reste à effectuer. La famille estime qu’il faudra du temps avant que la jeune fille puisse envisager sereinement une nouvelle hospitalisation.
La suite attendue
L’enquête interne de la clinique doit désormais préciser comment l’erreur d’identification a pu se produire et déterminer les responsabilités éventuelles. En parallèle, la plainte déposée par la famille ouvre une démarche distincte dont les sources ne donnent pas encore le calendrier.
Aucune nouvelle date pour l’opération de la cheville n’a été annoncée. La priorité affichée par l’établissement concerne désormais le suivi de la patiente et le dialogue avec sa famille.
Questions fréquentes
Que s’est-il passé à la clinique de Saint-Martin-Boulogne ?
Une adolescente de 17 ans devait être opérée de la cheville le 10 juillet 2026. Elle a subi à la place l’extraction de ses quatre dents de sagesse sous anesthésie générale.
Pourquoi les dents de sagesse ont-elles été retirées par erreur ?
La cause précise de la confusion n’est pas encore établie. La clinique a ouvert une enquête interne pour déterminer comment la patiente a pu être orientée vers une intervention différente de celle programmée.
La famille a-t-elle porté plainte ?
Oui. La famille a choisi de déposer plainte contre la clinique après l’erreur médicale et a refusé de signer le document d’indemnisation qui lui avait été présenté le jour de l’incident.
Comment va l’adolescente après l’intervention ?
Selon sa mère, elle souffre depuis l’incident d’angoisses et de troubles du sommeil. Sa confiance envers le milieu médical aurait également été fortement affectée.
L’opération de la cheville a-t-elle finalement eu lieu ?
Non. Les sources indiquent que l’intervention initialement prévue à la cheville n’a toujours pas été réalisée et qu’aucune nouvelle date n’a été communiquée.
La clinique a-t-elle reconnu l’erreur ?
Oui. L’établissement qualifie la situation d’exceptionnelle et de profondément regrettable et dit avoir ouvert une enquête pour établir précisément les circonstances de l’événement.
Ressources
Sources et références citées dans cet article.
