Dernière mise à jour : 24 août 2026 à 12 h 33
4,9 millions d’abonnés : pourquoi Léna Situations est mêlée à l’affaire Gisèle Journo
4,9 millions d’abonnés sur Instagram : l’audience de Léna Situations donne une ampleur particulière à une affaire partie de quelques apparitions dans ses « Vlogs d’août ». Gisèle Journo, cofondatrice de l’agence Gisèle Paris, est désormais visée par une vague de cyberharcèlement comprenant, selon ses avocats, des menaces de mort et des insultes antisémites et sexistes. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, tandis que les réactions de plusieurs influenceurs, dont Léna Situations, sont elles aussi devenues un sujet de controverse.

Pourquoi cette affaire attire autant l’attention
Le point de départ remonte au début du mois d’août. Gisèle Journo apparaît pendant des vacances à l’île de Ré dans l’entourage de Léna Situations, qui publie quotidiennement ses très suivis « Vlogs d’août ». Des internautes identifient alors cette dirigeante d’agence jusque-là peu connue du grand public et examinent ses comptes personnels.
Plusieurs republications de contenus liés à Israël et à des militaires israéliens sont alors exhumées. Le 13 août, selon le récit du Nouvel Obs, l’eurodéputée Rima Hassan publie plusieurs captures et appelle au boycott de Gisèle Paris. Léna Situations aime la publication, sans s’exprimer publiquement sur l’affaire.
Ce qui s’est passé
Gisèle Paris a reconnu que les republications personnelles de sa cofondatrice avaient pu « heurter, dans un contexte aussi douloureux », tout en affirmant n’avoir « jamais soutenu ni cautionné la mort de civils palestiniens ». Dans le même temps, l’agence a dénoncé des insultes, des menaces et des messages antisémites visant son équipe.

La situation a ensuite quitté le seul terrain des réseaux sociaux. Le 20 août, le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour cyberharcèlement et menaces de mort. Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne a confié les investigations à la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes.
Les enquêteurs doivent notamment identifier les auteurs des publications susceptibles de constituer une infraction pénale. La plainte de Gisèle Journo a été déposée contre X.
Ce que l’on sait à ce stade
Plusieurs créateurs associés à Gisèle Paris ont annoncé leur départ de l’agence ou pris publiquement leurs distances. Sundy Jules a fait flouter Gisèle Journo dans une vidéo tournée à l’île de Ré. Sparkdise a publié un message virulent avant de le supprimer, puis a déclaré à Libération regretter cette réaction et condamner le cyberharcèlement visant Gisèle Journo.

Léna Situations, qui compte aussi 3,2 millions d’abonnés sur YouTube selon les sources citées, n’a pas pris publiquement la parole sur cette affaire. Son geste consistant à aimer la publication de Rima Hassan a cependant alimenté les réactions.
La députée Caroline Yadan a annoncé avoir contacté plusieurs marques collaborant avec Léna Situations et d’autres créateurs pour les interroger sur la compatibilité de ces comportements avec leurs engagements en matière de respect, d’inclusion et de lutte contre les discriminations. Manuel Bompard a, de son côté, apporté son soutien à Léna Situations et accusé la députée de chercher à nuire à sa carrière.
Pourquoi l’affaire dépasse le monde des influenceurs
Cette séquence met en contact trois sujets particulièrement sensibles en France : la responsabilité liée aux audiences massives sur les réseaux sociaux, les appels au boycott et la répression pénale du cyberharcèlement. La controverse initiale sur les publications de Gisèle Journo est désormais distincte de la question judiciaire portant sur les menaces et messages haineux qu’elle dit avoir reçus.
Le passage à une enquête pénale change donc la nature du dossier. Les prises de position publiques des influenceurs continuent d’alimenter les discussions, mais les investigations portent concrètement sur des publications susceptibles de relever du harcèlement et de menaces de mort commis en raison de la race, de l’ethnie, de la nation ou de la religion, selon les précisions rapportées par RTL.
Ce qui doit se passer ensuite
La prochaine étape identifiable concerne l’enquête menée par la brigade spécialisée. Les investigations doivent déterminer quels messages constituent potentiellement des infractions et tenter d’en identifier les auteurs. Les sources fournies ne mentionnent à ce stade ni poursuites individuelles ni calendrier de clôture de l’enquête.
Du côté de Léna Situations, aucune déclaration publique sur l’affaire n’est rapportée dans les articles fournis. Toute nouvelle prise de parole de l’influenceuse, de Gisèle Journo, de son agence ou du parquet pourrait donc modifier la perception d’un dossier qui s’est déjà déplacé des vidéos d’août vers le terrain judiciaire et politique.
Questions fréquentes
Pourquoi Léna Situations est-elle citée dans l’affaire Gisèle Journo ?
Gisèle Journo est apparue dans ses « Vlogs d’août » à l’île de Ré. Léna Situations a ensuite aimé une publication de Rima Hassan appelant au boycott de l’agence Gisèle Paris.
Pourquoi Gisèle Journo est-elle visée sur les réseaux sociaux ?
Des internautes lui reprochent plusieurs republications de contenus liés à Israël et à des militaires israéliens. Rima Hassan a ensuite relayé des captures de ces publications et appelé au boycott de son agence.
Une enquête a-t-elle été ouverte ?
Oui. Le parquet de Paris a confirmé le 20 août 2026 l’ouverture d’une enquête préliminaire pour cyberharcèlement et menaces de mort.
Léna Situations a-t-elle réagi publiquement ?
Les sources fournies indiquent qu’elle a aimé la publication de Rima Hassan, mais qu’elle ne s’est pas exprimée publiquement sur l’affaire.
Qui enquête sur les messages visant Gisèle Journo ?
Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne a confié les investigations à la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes.
Ressources
Sources et références citées dans cet article.
