Affaire Jubillar : 100 gendarmes et des ossements à identifier

Des ossements ont été retrouvés à Mailhoc sur les indications de Cédric Jubillar. Leur identification et les conséquences sur le procès en appel restent attendues.

Affaire Jubillar : des ossements retrouvés dans le Tarn
Last UpdateJul 16, 2026, 4:59:50 PM
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Affaire Jubillar : 100 gendarmes et des ossements à identifier

Dernière mise à jour : 16 juillet 2026 à 14 h 40

Des ossements susceptibles d’être humains ont été retrouvés jeudi matin à Mailhoc, dans le Tarn, à l’endroit indiqué par Cédric Jubillar. Leur identité n’est pas encore établie : des examens médico-légaux et génétiques doivent déterminer s’ils appartiennent à Delphine Aussaguel, disparue en décembre 2020. Cette découverte intervient après que son mari a reconnu devant la justice être à l’origine de sa mort et proposé de guider les enquêteurs.

Dispositif de recherches déployé dans le Tarn dans l’affaire Jubillar
Les recherches ont repris dans le Tarn sur les indications de Cédric Jubillar — Le Monde.fr

Ce que l’on sait à ce stade

Cédric Jubillar a été entendu mercredi 15 juillet par la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne. Selon le parquet général de Toulouse, il a reconnu être à l’origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs vers le lieu où il disait avoir déposé son corps. Il avait déjà admis sa responsabilité au début du mois de juillet dans une lettre manuscrite adressée à son avocat, après plusieurs années de dénégations.

Les fouilles ont été engagées jeudi sur la commune de Mailhoc, à environ 11 kilomètres du domicile du couple à Cagnac-les-Mines. La zone se trouve près de la route départementale 600, au lieu-dit Le Régalieur. Le maire de Mailhoc, Jean-Marc Escoutes, décrit une maison abandonnée au milieu d’un champ, dans un secteur qui n’avait pas été fouillé après la disparition.

Le dispositif comprend environ 100 gendarmes, la section de recherches de Toulouse, l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, cinq équipes cynophiles spécialisées dans la détection de restes humains et une équipe de lutte contre les drones. Cédric Jubillar a été transporté sur place avec ses avocats Pierre et Guy Debuisson. La route départementale a été coupée et les accès à la zone ont été filtrés.

Champ et maison abandonnée près du lieu de découverte des ossements à Mailhoc
Le secteur des fouilles se situe autour d’un champ et d’une maison abandonnée à Mailhoc — Le Dauphiné Libéré

Les ossements ont été transférés à l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale à Pontoise. Les analyses doivent d’abord confirmer leur nature humaine, puis rechercher une correspondance génétique avec Delphine Aussaguel. D’autres expertises pourraient tenter d’établir les circonstances et la cause de la mort, mais leur capacité à fournir des réponses dépendra de l’état des restes retrouvés. Le détail des opérations est rapporté dans le suivi des fouilles dans le Tarn.

Réactions et prises de position

Pour les proches de Delphine Aussaguel, cette découverte mêle soulagement, émotion et prudence. L’identité des ossements n’ayant pas encore été confirmée, les avocats des parties civiles attendent les conclusions scientifiques avant de considérer que la recherche du corps est achevée.

« Des ossements, qui pourraient être des ossements humains, ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l’endroit où il avait déposé le corps de Mme Aussaguel »

Nicolas Jacquet, procureur général de la cour d’appel de Toulouse

Malika Chmani, avocate des deux enfants, estime que la coopération de leur père constitue une avancée pour eux. Elle a rappelé avoir dit à Cédric Jubillar, un mois auparavant, que son fils attendait que le corps de sa mère soit retrouvé.

« Je crois qu'il fait un pas vers ses enfants. C'était important, c'est quelque chose que Louis réclamait encore le mois dernier, c'était pressant et important »

Malika Chmani, avocate des enfants

Philippe Pressecq, avocat de la cousine de Delphine Aussaguel, parle d’un grand soulagement, tout en s’interrogeant sur les motivations des aveux. Il redoute que l’ancienneté des ossements limite les possibilités de déterminer scientifiquement comment la victime est morte. Son témoignage est détaillé par Franceinfo après la découverte.

Les conséquences en France

L’affaire est suivie depuis près de six ans par la justice française. Delphine Aussaguel, infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. L’absence de corps avait placé les proches dans une attente prolongée et compliqué la recherche de réponses matérielles sur les circonstances du décès.

Affiche réclamant justice et vérité pour Delphine Jubillar à Cagnac-les-Mines
Une affiche réclamant justice et vérité pour Delphine à Cagnac-les-Mines — franceinfo

Cédric Jubillar a été condamné le 17 octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse. Ses nouveaux aveux et la découverte de restes peuvent modifier la préparation du procès en appel, en ajoutant des éléments matériels à un dossier auparavant jugé sans corps retrouvé. Ils pourraient aussi permettre aux enfants et à la famille d’obtenir une sépulture si l’identification est confirmée.

Les prochaines étapes

La priorité est l’identification des ossements par les spécialistes de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale. Des analyses complémentaires devront ensuite examiner ce que les restes permettent d’établir sur la mort de Delphine Aussaguel.

Le procès en appel doit commencer le 21 septembre 2026 à Toulouse. Les avocats de Cédric Jubillar jugent impossible son maintien à cette date en raison des nouvelles expertises susceptibles d’être ordonnées. Philippe Pressecq considère au contraire que l’audience pourrait se tenir si les premiers résultats sont obtenus rapidement. Aucune décision de report n’est rapportée dans les sources disponibles.

Les faits essentiels

  • Des ossements non identifiés ont été découverts le 16 juillet 2026 à Mailhoc, dans le Tarn.
  • Le lieu avait été indiqué par Cédric Jubillar lors de son audition.
  • Environ 100 gendarmes et cinq équipes cynophiles ont participé aux recherches.
  • Les restes doivent faire l’objet d’analyses génétiques et médico-légales.
  • Cédric Jubillar purge une peine de 30 ans de réclusion criminelle.
  • Son procès en appel est programmé à partir du 21 septembre 2026.

Questions fréquentes

Les ossements retrouvés sont-ils ceux de Delphine Jubillar ?

Ce n’est pas encore confirmé. Des analyses génétiques et médico-légales doivent établir leur identité.

Où les ossements ont-ils été découverts ?

Ils ont été retrouvés à Mailhoc, près d’une maison abandonnée située dans un champ, à environ 11 kilomètres du domicile du couple.

Cédric Jubillar a-t-il reconnu les faits ?

Il a reconnu devant la justice être à l’origine de la mort de Delphine Aussaguel et a guidé les enquêteurs vers un lieu de recherche.

Quand Delphine Jubillar a-t-elle disparu ?

Elle a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.

Quelle peine Cédric Jubillar a-t-il reçue ?

Il a été condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse.

Le procès en appel sera-t-il reporté ?

Aucun report n’est confirmé. L’audience reste prévue à partir du 21 septembre 2026, mais les nouvelles expertises pourraient modifier le calendrier.

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Ahmed Sezer

Senior Editor

Specialist in politics, government, and general public interest topics.

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