Congé de naissance au 1er juillet : ce que change le nouveau droit des parents

Le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026. Il accorde jusqu’à deux mois à chaque parent, avec une indemnisation partielle.

Congé de naissance : ce qui change au 1er juillet
Dernière mise à jourJun 30, 2026, 12:07:50 PM
il y a 3 jours
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Congé de naissance au 1er juillet : ce que change le nouveau droit des parents

Chaque parent pourra désormais s’arrêter jusqu’à deux mois de plus après l’arrivée d’un enfant, mais avec une indemnisation qui peut laisser une perte de revenus sensible. Le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026, en complément des congés maternité, paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption. Cette mesure ouvre une nouvelle fenêtre de temps aux familles, tout en posant déjà une question très concrète : qui pourra vraiment se permettre de la prendre ?

Un nouveau-né dans une maternité en France
Le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026 — BFM

Ce que l’on sait

Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le nouveau congé de naissance permet à chaque parent de prendre un ou deux mois supplémentaires après les congés déjà existants. Il peut être pris simultanément par les deux parents ou en alternance, et certains articles précisent qu’il peut aussi être fractionné en deux périodes d’un mois.

L’éligibilité concerne les parents d’un enfant né à partir du 1er janvier 2026, ou né prématurément lorsque la naissance était prévue après cette date. Les parents qui adoptent un enfant à partir de cette même date peuvent également en bénéficier, selon les éléments rapportés par Le HuffPost.

L’indemnisation est fixée à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second. Pour les salariés et les agents de la fonction publique, BFM indique que l’indemnité journalière est versée dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, soit 220 euros par jour en 2026. Les parents qui souhaitent utiliser ce droit doivent informer leur employeur un mois avant la date de début souhaitée.

Un jeune père tient son bébé dans ses bras
Le dispositif vise à donner plus de temps aux parents auprès de leur bébé — franceinfo

Le changement intervient dans un contexte plus large de mesures entrant en vigueur au 1er juillet : hausse du prix repère du gaz, taxe européenne sur les petits colis hors Union européenne, retour du leasing social à partir du 16 juillet ou encore restrictions concernant l’APL pour certains étudiants étrangers. Mais le congé de naissance touche à un sujet plus intime : l’organisation des premiers mois de vie d’un enfant, souvent comprimée entre reprise du travail, fatigue familiale et recherche d’un mode de garde.

Congé de naissance
Nouveau congé supplémentaire d’un ou deux mois accordé à chaque parent après une naissance ou une adoption éligible.
Plafond de la Sécurité sociale
Montant maximal retenu pour calculer certaines indemnités, ce qui limite l’indemnisation des salariés dont le revenu dépasse ce plafond.
Congé paternité
Congé déjà existant, distinct du nouveau dispositif, dont franceinfo rappelle qu’il dure quatre semaines.

Les réactions

Le dispositif est accueilli comme une avancée par les familles qui veulent prolonger la présence auprès du nouveau-né, mais plusieurs voix pointent déjà ses limites. Le Parisien cite l’exemple de sociétés qui allaient plus loin avant même l’entrée en vigueur du texte, avec des congés mieux indemnisés et parfois pris en charge à 100 %.

Cela fait longtemps que l’entreprise est investie, explique Sylviane Balustre. Et depuis 2021, nous prenons également en charge quatre semaines à 100 % pour tous les coparents. Environ 500 salariés, femmes et hommes, en bénéficient chaque année.

Sylviane Balustre, L’Oréal

Les critiques portent surtout sur l’accès réel au congé pour les foyers modestes. Dans 20 Minutes, Nahilé, du collectif féministe Nous Toutes, redoute que le manque à gagner décourage les parents les plus précaires, ou que le congé soit pris par celui qui gagne le moins dans le couple.

On craint que les personnes précaires ne prennent pas ce congé compte tenu des indemnisations et que dans les couples parentaux, ce soit la personne qui a le salaire le moins élevé qui s’en saisisse pour éviter au maximum des pertes de revenus

Nahilé, collectif Nous Toutes

Ouest-France rapporte aussi les inquiétudes de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines sur le calcul plafonné. Pour un salaire net mensuel de 5 000 euros, le manque à gagner sur deux mois atteindrait 4 813 euros. À 6 000 euros nets, il grimperait à 6 813 euros. Ces montants expliquent pourquoi les accords d’entreprise ou conventions collectives pourraient devenir déterminants.

Ce que cela change pour vous

Pour les parents en France, le premier effet est simple : davantage de temps légalement reconnu après la naissance ou l’adoption. Cela peut permettre de prolonger la présence au foyer, de mieux répartir les soins, ou de couvrir une période avant l’entrée en crèche ou chez une assistante maternelle.

Des parents avec un nouveau-né
Certaines entreprises proposent déjà des congés parentaux plus favorables — Le Parisien

Le deuxième effet est budgétaire. Le congé n’est pas indemnisé à 100 % par la Sécurité sociale, et l’employeur n’est pas obligé de compléter la rémunération. Avant de poser un ou deux mois, les familles devront donc calculer l’écart entre leur salaire habituel et l’indemnité attendue, surtout lorsque le revenu dépasse le plafond pris en compte.

Le troisième enjeu concerne l’égalité entre parents. Le dispositif peut encourager les pères à prendre plus de place dans les premiers mois de vie de l’enfant, mais son niveau d’indemnisation peut aussi reproduire des arbitrages économiques déjà connus : dans un couple, celui ou celle qui gagne le moins risque d’être celui ou celle qui s’arrête.

Ce qui arrive maintenant

Le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026. Les parents concernés devront prévenir leur employeur un mois avant le début souhaité. Les prochains mois permettront de mesurer si ce nouveau droit est utilisé par les deux parents ou s’il reste surtout mobilisé par les familles capables d’absorber une baisse temporaire de revenus.

Dans les entreprises, la question des compléments de rémunération pourrait rapidement devenir un sujet de dialogue social. Ouest-France rappelle qu’aucun texte n’impose aujourd’hui un maintien total ou partiel du salaire, même si certaines conventions collectives ou certains accords d’entreprise peuvent le prévoir.

À retenir

  • Le congé supplémentaire de naissance entre en vigueur le 1er juillet 2026.
  • Chaque parent peut prendre un ou deux mois après les congés déjà existants.
  • L’indemnisation atteint 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second.
  • Le calcul est plafonné, ce qui peut réduire fortement l’indemnité des salariés les mieux rémunérés.
  • Les parents doivent informer leur employeur un mois avant le début du congé souhaité.
  • Le dispositif peut être pris simultanément ou en alternance par les deux parents.

Questions fréquentes

Qui peut bénéficier du congé de naissance en 2026 ?

Les parents d’un enfant né à partir du 1er janvier 2026 peuvent en bénéficier. Franceinfo précise que les parents d’un enfant né prématurément sont aussi éligibles si la naissance était prévue après cette date.

Combien de temps dure le nouveau congé de naissance ?

Le congé dure un ou deux mois pour chaque parent. Il s’ajoute aux congés maternité, paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption déjà prévus.

Le congé de naissance est-il payé à 100 % ?

Non. L’indemnisation est de 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, avec un calcul soumis au plafond de la Sécurité sociale. L’employeur peut compléter la rémunération, mais ce complément n’est pas obligatoire d’après les informations rapportées par Ouest-France.

Peut-on prendre le congé de naissance en même temps que l’autre parent ?

Oui. Les sources indiquent que les parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance. Le HuffPost précise aussi qu’il peut être fractionné en deux périodes d’un mois.

Quand faut-il prévenir son employeur ?

BFM indique que les parents souhaitant bénéficier du congé doivent informer leur employeur un mois avant la date de début souhaitée. Cette anticipation est essentielle pour organiser l’absence et éviter un refus lié au calendrier.

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Rédigé par

Ahmed Sezer

Rédacteur en chef

Spécialiste de la politique, du gouvernement et des sujets d'intérêt public général.

Cet article a été produit avec des outils éditoriaux assistés par IA et relu selon les normes éditoriales de Trend Digest avant publication.

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