Procès de Doums aujourd'hui : le rappeur face à la justice pour violences habituelles sur son ex Adèle Exarchopoulos

Le rappeur Doums comparaît ce lundi 29 juin 2026 à Paris pour violences conjugales habituelles en récidive légale sur son ancienne compagne, l'actrice Adèle Exarchopoulos.

Procès de Doums aujourd'hui pour violences sur Adèle Exarchopoulos
Dernière mise à jourJun 29, 2026, 12:16:09 PM
il y a 4 jours
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Procès de Doums aujourd'hui : le rappeur face à la justice pour violences habituelles sur son ex Adèle Exarchopoulos

10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende : c'est la peine de base qu'encourt le rappeur Doums, une sanction qui peut être doublée en droit français en raison de la récidive légale. Ce lundi 29 juin 2026, l'artiste se retrouve à nouveau face à ses responsabilités judiciaires devant le tribunal correctionnel de Paris. Déjà condamné par le passé, il doit répondre d'accusations graves de violences habituelles, fréquentes et répétées, commises sur son ancienne compagne, la célèbre actrice Adèle Exarchopoulos.

Le rappeur Doums devant la justice
Mamadou Coulibaly, dit Doums, fait face à de lourdes accusations. — Le Figaro

Les points clés de l'affaire

  • Un lourd passif judiciaire : C'est la cinquième fois que Mamadou Coulibaly comparaît devant un tribunal correctionnel pour des faits de violences sur conjoint ou ex-conjoint.
  • La période concernée : Les poursuites visent des faits de violences habituelles commises entre 2017 et 2025, ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) supérieure à huit jours.
  • Une récidive légale marquée : Le rappeur a déjà écopé de huit mois de prison avec sursis probatoire en février 2026 pour des violences sur sa compagne actuelle, après trois précédentes condamnations liées à Adèle Exarchopoulos.
  • Incertitude sur la tenue des débats : La défense réclame un renvoi de l'audience pour des raisons médicales indépendantes du prévenu, une demande à laquelle la partie civile s'oppose fermement.

Le fil des événements et les procédures en cours

L'ouverture de ce procès au tribunal des Batignolles, à Paris, marque le point d'orgue d'une longue procédure initiée à l'automne 2024. C'est en octobre 2024 que l'actrice césarisée Adèle Exarchopoulos a formellement déposé plainte. Les faits dénoncés s'étalent sur une longue période, débutant en 2017 pour se poursuivre jusqu'en 2024. À la suite de cette plainte, les enquêteurs de la préfecture de police, sous l'autorité du parquet de Paris, ont mené des investigations approfondies menant à l'audition de la comédienne à l'automne 2025, puis au placement en garde à vue du rappeur le 22 janvier dernier.

Déféré le 24 janvier à l'issue de son audition, Doums a été placé sous un contrôle judiciaire extrêmement strict en attendant son procès. Ce dispositif lui imposait une interdiction de contact avec la victime, une interdiction de paraître autour de son domicile, une obligation de soins, l'interdiction de porter une arme et l'obligation de pointer régulièrement au commissariat. L'enquête a également mis en lumière le non-respect d'une ordonnance de protection qui avait pourtant été prononcée par la justice au cours de l'année 2024 pour protéger l'actrice.

Palais de justice de Paris Batignolles
Le tribunal correctionnel de Paris doit examiner le dossier ce lundi après-midi. — Le Parisien

Qu'est-ce qui attend concrètement les deux parties à l'audience ? Me Marion Coiffier, l'avocate de Doums, a annoncé qu'elle formulerait une demande de renvoi pour des raisons personnelles de santé. À l'inverse, Me Marie Grimaud, qui défend les intérêts d'Adèle Exarchopoulos, a fait savoir que la partie civile s'opposerait fermement à ce report. De plus, l'avocate de l'actrice exigera que les débats se déroulent à huis clos afin de préserver l'intimité de leur fils né en 2017. Le tribunal devra trancher ces questions préliminaires dès l'ouverture des débats prévue à partir de 13h30.

Une spirale de violences et un passif accablant

Pour comprendre la gravité de l'audience du jour, il faut retracer l'historique judiciaire particulièrement dense du prévenu. Mamadou Coulibaly, âgé de 34 ans et ancien membre du collectif de rap L'Entourage, a déjà été condamné à trois reprises pour des faits visant spécifiquement Adèle Exarchopoulos : une première fois en juillet 2020 par la cour d'appel, une deuxième en juin 2021 pour violences psychologiques et messages malveillants, et une troisième en mai 2023 à une peine de quatre mois d'emprisonnement avec sursis.

Ce dossier s'alourdit d'une autre affaire distincte mais factuellement très proche. En février 2026, le tribunal de Créteil a condamné le rappeur à une peine de huit mois de prison entièrement assortis d'un sursis probatoire pendant deux ans pour des violences conjugales commises en 2025 sur sa compagne actuelle, mère de deux de ses enfants. Bien qu'il ait bénéficié d'une relaxe partielle pour la période 2022-2024, cette condamnation récente ancre l'artiste dans une situation de récidive légale face au tribunal de Paris.

Procès de Mamadou Coulibaly à Paris
Le prévenu est en situation de récidive légale suite à sa condamnation en février. — CNews

Cette affaire met en lumière la situation complexe des victimes face à la médiatisation. Le ministère public ainsi que les avocates ont rappelé à plusieurs reprises que l'actrice ne souhaitait absolument pas la publicisation de sa vie privée. Les révélations successives dans la presse ont été déplorées par la défense comme un déballage médiatique indélicat, alors même que la victime cherchait avant tout à préserver son cadre familial et l'éducation de son enfant.

Ce qui est acté pour la suite

Si le tribunal rejette la demande de renvoi de la défense, les débats entreront immédiatement dans le vif du sujet et le jugement pourrait être mis en délibéré ou rendu dans la foulée. En revanche, si les juges accordent le report pour des raisons médicales, une nouvelle date d'audience sera obligatoirement planifiée et les mesures du contrôle judiciaire de Doums seront prolongées d'ici là. Par ailleurs, Me Marie Grimaud a indiqué que sa cliente n'excluait pas de prendre la parole publiquement à l'issue de l'audience pour s'exprimer sur l'issue de cette longue bataille judiciaire.

Foire aux questions

De quoi le rappeur Doums est-il précisément accusé ?

Mamadou Coulibaly est jugé pour des faits qualifiés de violences habituelles commises par conjoint ou ex-conjoint entre 2017 et 2025. Ces violences répétées ont entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, et s'accompagnent du non-respect d'une ordonnance de protection.

Quelle est la peine maximale encourue par le prévenu ?

Pour des violences habituelles sur conjoint, la loi française prévoit une peine maximale de dix ans de prison et 150 000 euros d'amende. Toutefois, s'agissant d'une récidive légale, le tribunal a la possibilité légale de doubler la peine d'emprisonnement encourue.

Pourquoi le procès pourrait-il être reporté aujourd'hui ?

L'avocate de la défense, Me Marion Coiffier, a annoncé son intention de solliciter un renvoi du procès pour des raisons de santé personnelles et indépendantes du mis en cause. La décision finale d'accorder ou non ce report appartient exclusivement aux juges du tribunal de Paris.

Le procès sera-t-il ouvert au public et aux journalistes ?

L'avocate d'Adèle Exarchopoulos a annoncé qu'elle formulerait une demande de huis clos dès l'ouverture de l'audience. Cette démarche vise explicitement à protéger le fils mineur que l'actrice a eu avec le prévenu en 2017 contre l'exposition médiatique.

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Rédigé par

Ahmed Sezer

Rédacteur en chef

Spécialiste de la politique, du gouvernement et des sujets d'intérêt public général.

Cet article a été produit avec des outils éditoriaux assistés par IA et relu selon les normes éditoriales de Trend Digest avant publication.

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