Le carburant recule à la pompe — gazole et SP95-E10 autour de 1,90 euro

Les prix du gazole et du SP95-E10 poursuivent leur baisse en France, soutenus par le recul du pétrole après la détente au Moyen-Orient.

Carburant : gazole et SP95-E10 autour de 1,90 euro
Dernière mise à jourJun 25, 2026, 10:23:19 PM
il y a 1 semaine
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Le carburant recule à la pompe — gazole et SP95-E10 autour de 1,90 euro

La détente est visible à la pompe, mais elle ne ramène pas encore les automobilistes aux prix d’avant-crise. Mercredi à 11 heures, le SP95-E10 se vendait en moyenne à 1,902 euro le litre en France, tandis que le gazole atteignait 1,907 euro, selon des chiffres calculés à partir des données gouvernementales. Cette baisse intervient après l’annonce d’un accord mettant fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran, qui avait fortement perturbé le marché pétrolier depuis la fin février.

Une pompe à carburant dans le réservoir d’un véhicule
Les prix du gazole et du SP95-E10 reculent dans les stations françaises — 20 Minutes

Ce que l’on sait déjà

Les prix du gazole et du SP95-E10 poursuivent leur recul dans l’Hexagone. Le SP95-E10 a baissé de 0,4 centime par rapport à mardi, sur une moyenne relevée dans 7 547 stations-service. Le gazole, lui, a perdu 0,8 centime sur la même période, à partir de données recueillies dans 9 628 stations.

Ces niveaux sont les plus bas observés depuis le 16 mars pour le SP95-E10 et depuis le 4 mars pour le gazole. Le recul est donc modeste d’un jour à l’autre, mais significatif sur la durée : il traduit la décrue progressive des tensions sur le pétrole après une flambée provoquée par la guerre déclenchée le 28 février au Moyen-Orient.

Station-service et affichage des prix des carburants
Les stations doivent transmettre leurs tarifs au site public de comparaison des prix — Sud Ouest

Le seuil des deux euros a déjà été franchi à la baisse pour les deux carburants les plus surveillés par les automobilistes. Le SP95-E10 est repassé sous cette barre le 3 juin, le gazole le 16 juin. Le SP98 reste plus cher : il s’achetait mercredi à 2,008 euros le litre, en moyenne sur 8 002 stations.

La trajectoire dépend directement du brut. RMC indique que le baril est retombé à 72 dollars dans la nuit de mercredi à jeudi, après avoir atteint 114 dollars début mai. Une règle de marché souvent observée relie une baisse d’un dollar du baril à environ un centime de moins à la pompe, avec un décalage de huit à quinze jours. Ce délai explique pourquoi la chute récente du pétrole ne se voit pas encore entièrement sur les tickets de caisse.

La réponse des acteurs

Les données utilisées proviennent du dispositif public de transparence des carburants. Depuis 2006, les stations-service sont tenues de communiquer leurs prix au site prix-carburants.gouv.fr, puis ces informations sont publiées en accès libre et exploitées pour établir des moyennes nationales.

Dans le secteur, la prudence reste de mise. L’Union rappelle que Mobilians, organisation regroupant des chefs d’entreprise de l’automobile et de la mobilité, suit de près la baisse actuelle par la voix de Francis Pousse, présenté comme spécialiste national des carburants. Le sujet est particulièrement sensible en zone rurale, où les stations disposent de marges de manœuvre plus limitées pour amortir les variations rapides des prix.

RMC met aussi en avant plusieurs freins à un retour immédiat aux tarifs d’avant-guerre : le trafic maritime via le détroit d’Ormuz reste plus coûteux et plus risqué, les primes d’assurance demeurent élevées, les marges de raffinage restent supérieures d’environ 5 centimes par litre, et la faiblesse de l’euro face au dollar renchérit les achats de pétrole de 3 à 4 centimes par litre pour les Européens.

Ce que cela change pour vous

Pour les automobilistes français, la baisse représente déjà un allègement concret, surtout pour ceux qui roulent beaucoup au quotidien. Un recul de 20 centimes depuis la mi-mai, comme le rapporte RMC pour le diesel et le SP95, modifie sensiblement le coût d’un plein, même si les prix restent supérieurs aux niveaux d’avant le conflit.

Automobiliste dans une station-service en France
Les écarts entre stations restent importants selon les départements — Actu.fr

La situation varie beaucoup d’un territoire à l’autre. Dans le Vaucluse, Actu.fr relève par exemple un litre de gazole à 1,799 euro dans une station Super U de Puyvert. Pour l’essence, une station TotalEnergies de Montfavet affichait 1,801 euro pour le SP95 et 1,915 euro pour le SP98, selon le site gouvernemental cité par le média.

Le réflexe le plus utile reste donc la comparaison avant de faire le plein. Les prix nationaux donnent une tendance, mais l’écart entre deux stations proches peut dépasser l’effet d’une baisse quotidienne moyenne. Actu.fr conseille aussi de vérifier l’affichage officiel, après le cas d’une station de Nîmes épinglée pour une pratique commerciale trompeuse liée à des prix insuffisamment lisibles.

La suite attendue

Si la baisse du pétrole se confirme et si la réouverture du détroit d’Ormuz continue de réduire la pression sur les marchés, les prix pourraient encore diminuer dans les semaines à venir. RMC évoque une possible baisse supplémentaire d’une petite vingtaine de centimes, ce qui placerait le gazole et le SP95 autour de 1,75 euro le litre avant le 14 juillet.

Le retour complet aux prix d’avant-guerre n’est toutefois pas annoncé pour tout de suite. Selon les éléments avancés par RMC, les tarifs pourraient rester environ 10 centimes au-dessus de leur niveau d’avant le 28 février, avec une normalisation plus proche attendue en août ou en septembre si les conditions de marché continuent de s’améliorer.

Les points clés

  • Le SP95-E10 s’établissait mercredi à 1,902 euro le litre en moyenne nationale.
  • Le gazole atteignait 1,907 euro, en baisse de 0,8 centime sur une journée.
  • Le SP98 reste au-dessus des deux euros, à 2,008 euros le litre en moyenne.
  • Le baril de pétrole est retombé à 72 dollars, contre un pic à 114 dollars début mai.
  • Une baisse vers 1,75 euro le litre est évoquée avant le 14 juillet si la détente se confirme.

Questions fréquentes

Pourquoi le prix du carburant baisse en France ?

La baisse est liée au recul des cours du pétrole après l’annonce d’un accord mettant fin au conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le baril est retombé à 72 dollars, un niveau proche de celui observé avant le déclenchement de la guerre le 28 février.

Quel est le prix moyen du SP95-E10 actuellement ?

Mercredi à 11 heures, le SP95-E10 se vendait en moyenne à 1,902 euro le litre en France, selon des chiffres calculés à partir des données gouvernementales. Cette moyenne portait sur 7 547 stations-service.

Quel est le prix moyen du gazole en France ?

Le gazole s’achetait mercredi à 1,907 euro le litre en moyenne, en recul de 0,8 centime par rapport à la veille. Le calcul reposait sur les prix observés dans 9 628 stations.

Quand les carburants pourraient-ils revenir à 1,75 euro ?

RMC indique qu’une baisse supplémentaire pourrait placer le gazole et le SP95 autour de 1,75 euro le litre avant le 14 juillet. Cette évolution dépend de la confirmation de la baisse du pétrole et de la situation autour du détroit d’Ormuz.

Pourquoi le SP98 reste-t-il au-dessus de deux euros ?

Le SP98 reste plus cher que le SP95-E10 et le gazole : il était mesuré à 2,008 euros le litre en moyenne mercredi. Les sources disponibles ne détaillent pas une cause spécifique propre au SP98, mais elles indiquent que les marges de raffinage, le coût du transport maritime et le dollar continuent de peser sur les prix.

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Rédigé par

Jody Nageeb

Rédacteur en chef

Expert en tendances commerciales, sportives et de transport.

Cet article a été produit avec des outils éditoriaux assistés par IA et relu selon les normes éditoriales de Trend Digest avant publication.

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