Livret A : une hausse vers 1,8 % se dessine cet été

Le taux du Livret A pourrait remonter autour de 1,8 % cet été, porté par l’inflation. La décision finale revient au ministre de l’Économie.

Livret A : le taux pourrait remonter vers 1,8 %
Dernière mise à jourJun 11, 2026, 8:15:59 PM
il y a 3 semaines
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Livret A : une hausse vers 1,8 % se dessine cet été

Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des Dépôts, a indiqué jeudi 11 juin 2026 que le taux du Livret A devrait être relevé cet été, sous l’effet de l’inflation en France. La décision finale revient au ministre de l’Économie et des Finances, après avis du gouverneur de la Banque de France.

Pour les épargnants, l’enjeu est concret : le rendement actuel de 1,5 % pourrait approcher 1,8 %. Cette remontée arrive après plusieurs mois de retraits sur le Livret A, concurrencé par des placements parfois mieux rémunérés.

Un livret A posé près de calculatrices
Le taux du Livret A pourrait remonter après plusieurs mois de désaffection — 20 Minutes

Le récit des faits

Invité de Public Sénat, Olivier Sichel a donné le signal attendu par des millions de détenteurs de Livret A : le taux, actuellement fixé à 1,5 %, devrait être revu à la hausse. Il a précisé que la Caisse des Dépôts ne décidait pas elle-même de ce taux, qui dépend d’une formule réglementaire intégrant l’inflation et les taux courts.

Le calcul évoqué par le dirigeant donne un résultat « aux alentours de 1,8 % ». La hausse des prix joue ici un rôle direct : l’inflation en France s’est établie à 2,4 % sur un an en mai 2026, avec une accélération liée notamment aux prix de l’énergie dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.

Illustration de documents d’épargne et de billets
La baisse du rendement a poussé certains épargnants vers d’autres produits — Challenges

Le calendrier exact n’est pas formulé de la même manière selon les éléments publiés. Plusieurs sources évoquent une hausse en juillet, tandis qu’Ouest-France indique que le taux devrait augmenter le 1er août et que l’annonce intervient souvent mi-juillet. Dans tous les cas, la décision attendue dépend du ministre de l’Économie et des Finances.

Cette perspective intervient après une période plus rude pour le placement. En avril, les Français ont retiré davantage qu’ils n’ont déposé, avec une décollecte de 1,28 milliard d’euros, soit le quatrième mois consécutif de baisse. Depuis le début de l’année, Challenges fait état de 4,38 milliards d’euros retirés du Livret A, son pire résultat mensuel d’avril depuis 2009.

Les acteurs au centre du dossier

Olivier Sichel est au cœur de cette séquence parce qu’il dirige le groupe Caisse des Dépôts, institution qui gère une partie majeure de l’épargne réglementée des Français. Son intervention compte donc, même s’il rappelle lui-même que la décision ne lui appartient pas.

Ce n’est pas la Caisse des dépôts qui le fixe. C’est une formule arithmétique, on prend la moyenne entre l’inflation et les taux courts

Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des Dépôts

Le dernier mot revient au ministre de l’Économie et des Finances. Alouette cite Roland Lescure comme ministre concerné par cette décision. Le gouverneur de la Banque de France intervient aussi dans le processus, puisque son avis est pris en compte avant l’arbitrage ministériel.

Les banques, elles, observent aussi le mouvement de près. Certaines ont relancé des livrets bancaires à taux promotionnels pour attirer l’épargne, même si ces offres sont souvent limitées dans le temps et peuvent retomber sous un niveau moins compétitif une fois la période d’appel terminée.

Les chiffres à retenir

Le chiffre le plus parlant reste l’écart entre 1,5 % et 1,8 %. Sur 1 000 euros placés, Alouette calcule qu’un taux de 1,5 % rapporte 15 euros par an, contre 18 euros à 1,8 %. La différence n’est donc pas spectaculaire sur les petits montants, mais elle devient plus visible quand l’épargne déposée augmente.

À l’échelle du pays, les ordres de grandeur changent complètement. La Banque de France a fait état d’une épargne financière française à 6 590,5 milliards d’euros fin décembre 2025. Pour Olivier Sichel, ce niveau traduit une inquiétude des ménages face à une conjoncture plus sombre, mais aussi une capacité d’investissement importante pour l’économie.

Le Livret A reste massif malgré les retraits. Les quelque 58 millions de livrets représentent encore 445,2 milliards d’euros d’encours. Autrement dit, même boudé pendant plusieurs mois, ce placement garde une place à part dans le portefeuille des ménages français.

Ce que cela change

Pour les particuliers, une hausse vers 1,8 % ne transforme pas le Livret A en placement très rémunérateur, mais elle corrige une partie du décrochage ressenti depuis la baisse à 1,5 %. Dans un budget de ménage, ce n’est pas le genre de hausse qui change tout, mais elle peut rendre le produit un peu moins frustrant face à l’inflation.

Illustration d’un Livret A et d’une hausse de rendement
Une remontée du taux rendrait le Livret A un peu plus attractif — Capital.fr

La concurrence reste forte. Challenges cite notamment le livret Bfor + de BforBank à 2,5 % brut pendant douze mois, Revolut à 2,25 % pour les clients de son offre Ultra, et Trade Republic avec une rémunération remontée à 3 %. Après fiscalité, certaines offres peuvent dépasser le Livret A, mais elles n’ont pas toujours la même simplicité ni la même stabilité.

Les comptes à terme constituent une autre option : l’argent y est bloqué pour une durée annoncée, mais le taux souscrit ne bouge pas. Cette contrainte peut convenir à ceux qui savent qu’ils n’auront pas besoin de cette somme rapidement. À l’inverse, le Livret A garde son atout principal : une épargne disponible, lisible, et largement connue.

Olivier Sichel a aussi tenu à rassurer sur un point sensible : l’État ne viendrait pas puiser dans cette épargne pour combler la dette publique. Dans ses mots, l’épargne gérée par la Caisse des Dépôts appartient aux Français et ne constitue pas un impôt.

La suite attendue

La prochaine étape est l’arbitrage du ministre de l’Économie et des Finances, après avis du gouverneur de la Banque de France. Les sources disponibles indiquent une annonce attendue en juillet, avec une possible entrée en vigueur au début du mois d’août selon Ouest-France.

Les épargnants devront donc surveiller la décision officielle plutôt que se fier uniquement au taux évoqué publiquement. Si la formule est suivie, le Livret A pourrait se rapprocher de 1,8 %, mais le taux définitif ne sera connu qu’après l’annonce ministérielle.

Questions fréquentes

Pourquoi le taux du Livret A pourrait-il augmenter ?

Parce que son calcul prend en compte l’inflation et les taux courts. L’inflation ayant atteint 2,4 % sur un an en mai 2026, la formule donne un taux estimé autour de 1,8 %.

Qui décide vraiment du taux du Livret A ?

La décision revient au ministre de l’Économie et des Finances, après avis du gouverneur de la Banque de France. La Caisse des Dépôts ne fixe pas elle-même le taux.

Combien rapporterait 1 000 euros avec un taux à 1,8 % ?

Avec 1 000 euros placés, un taux de 1,8 % rapporterait 18 euros sur un an, contre 15 euros avec le taux actuel de 1,5 %.

Pourquoi les Français retirent-ils de l’argent de leur Livret A ?

Le rendement à 1,5 % a été jugé moins attractif que certaines autres offres d’épargne. En avril, l’encours du Livret A a reculé de 1,28 milliard d’euros, pour le quatrième mois consécutif.

Le Livret A reste-t-il un placement important en France ?

Oui. Malgré les retraits récents, les quelque 58 millions de Livrets A représentent encore 445,2 milliards d’euros d’encours.

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Rédigé par

Jody Nageeb

Rédacteur en chef

Expert en tendances commerciales, sportives et de transport.

Cet article a été produit avec des outils éditoriaux assistés par IA et relu selon les normes éditoriales de Trend Digest avant publication.

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