40 °C possibles en France : la canicule s’installe
Dernière mise à jour : mercredi 17 juin 2026, 18 h 19
La barre des 40 °C pourrait être atteinte dimanche dans le centre du pays, au moment même où les journées sont les plus longues de l’année. Cette première vague de chaleur de 2026 commence mercredi 17 juin et doit monter en intensité jusqu’au début de la semaine prochaine. Météo-France place 26 départements en vigilance orange jeudi, dont Paris et l’ensemble de l’Île-de-France. L’épisode touche aussi les examens du baccalauréat, les transports, le travail en extérieur et la surveillance des personnes fragiles.

Ce que l’on sait à ce stade
L’épisode est provoqué par le déplacement de l’anticyclone des Açores vers l’Europe de l’Ouest. Sous son influence, un flux de sud à sud-ouest fait remonter de l’air très chaud depuis les pays du Maghreb vers la France. La Chaîne Météo décrit aussi un effet de compression, parfois comparé à une « pompe à vélo », qui accentue la chaleur au fil des jours.
Mercredi, les températures les plus élevées se concentraient déjà dans le Sud-Ouest, le Languedoc, l’Ardèche et une partie du Massif central. Des valeurs provisoires ont dépassé 37 °C, avec 37,4 °C à Revel, 37,3 °C à Vinsobres et Lavaur, 36,8 °C à Toulouse et 36,5 °C à Albi. La hausse doit ensuite gagner le Bassin parisien, le Centre-Val de Loire, la Bourgogne, l’Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est.

Jeudi, 26 départements doivent basculer en vigilance orange, notamment l’Ain, l’Allier, le Cher, la Côte-d’Or, le Doubs, le Jura, le Loiret, le Rhône, la Haute-Savoie, Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d’Oise. Mercredi, 50 départements étaient déjà en vigilance jaune pour canicule, avec cinq autres concernés par les orages.
Le pic est attendu entre samedi et lundi, avec des maximales souvent comprises entre 35 et 38 °C et des pointes de 40 à 42 °C possibles entre le nord de la Nouvelle-Aquitaine, les régions centrales, le sud du Bassin parisien et le centre-est. Les nuits seront un autre facteur de risque : les minimales pourraient rester entre 20 et 24 °C, voire 25 à 26 °C dans les grandes agglomérations comme Paris et Lyon, ce qui limite la récupération des organismes et empêche les logements de se rafraîchir.
Réactions et réponses
La qualification même de l’épisode montre son ampleur. Selon Météo-France, il s’agit de la 52e vague de chaleur en France depuis 1947. Le Monde rapporte que cette première vague de chaleur de l’année survient après un épisode de fin mai qui avait été exceptionnel par sa précocité, mais qui ne remplissait pas tous les critères météorologiques d’une vague.
Il s’agit là de la 52e vague de chaleur en France depuis 1947. Elle fait suite à un épisode de chaleur précoce au mois de mai, remarquable par son intensité et sa précocité.
Dans l’Est, les prévisionnistes locaux alertent sur des niveaux inhabituels pour juin. En Alsace, les thermomètres pourraient atteindre 35 à 38 °C ce week-end, avec certains modèles allant jusqu’à 39 ou 40 °C entre Strasbourg et Colmar. Les normales de saison y sont beaucoup plus basses : L’Alsace rappelle une moyenne de 24,4 °C pour les maximales en juin, ce qui donne la mesure de l’écart attendu.
La réponse publique commence aussi à se structurer. En Haute-Savoie, la préfecture active jeudi à midi le niveau orange du dispositif spécifique vague de chaleur, afin de mobiliser les services de l’État, les collectivités et les établissements auprès des populations fragiles. Le gouvernement reconnaît de son côté que les moyens d’adaptation au dérèglement climatique ne sont pas au niveau nécessaire, alors que le fonds vert et le plan national d’adaptation doivent accompagner les collectivités.
Sur le terrain
Pour les habitants, le danger ne se résume pas au chiffre affiché l’après-midi. Les nuits très chaudes, l’humidité de l’air et la durée de l’épisode augmentent la fatigue, surtout chez les personnes âgées, les nourrissons, les malades chroniques, les travailleurs exposés au soleil et les élèves en période d’examens. Les épreuves de spécialité du baccalauréat tombent précisément au début de cette séquence, mercredi et jeudi.

Les consignes relayées par la préfecture de Haute-Savoie donnent une ligne claire : éviter de voyager aux heures les plus chaudes, boire régulièrement, prendre des nouvelles des personnes vulnérables et ne jamais laisser un nourrisson ou un enfant seul dans un véhicule, même quelques minutes. Les employeurs sont invités à aménager les horaires, limiter le port de charges et reporter les activités exposées au soleil lorsque la santé des salariés peut être menacée.
Tout le pays ne sera pas touché avec la même intensité. La Bretagne et les côtes de la Manche restent davantage épargnées au début de l’épisode. Sur la Côte d’Azur, l’effet marin devrait limiter les maximales et les nuits très chaudes, mais Nice-Matin souligne un risque incendie élevé dans la partie ouest des Alpes-Maritimes, où la sécheresse de surface est très marquée.
Ce qui est attendu
Jeudi et vendredi, la canicule doit s’installer durablement sur une large moitié du pays, avec 35 à 39 °C de la Nouvelle-Aquitaine au Bassin parisien, puis vers le Grand Est. Des orages localisés, parfois violents, sont possibles de la Normandie aux Hauts-de-France en passant par le Bassin parisien, surtout en soirée après les fortes chaleurs.
Le week-end et lundi constituent la phase la plus préoccupante. La Chaîne Météo évoque une canicule historique pour un mois de juin, possiblement au troisième rang des plus fortes canicules observées en France tous mois confondus après 2003 et 2006. À partir de mardi, un recul des très fortes chaleurs pourrait commencer au nord de la Loire, tandis que les régions du sud pourraient rester sous alerte plusieurs jours supplémentaires.
En bref
- La France connaît sa première vague de chaleur de 2026 à partir du mercredi 17 juin.
- 26 départements, dont Paris et l’Île-de-France, passent en vigilance orange jeudi.
- Des pointes de 40 à 42 °C sont possibles entre le week-end et lundi.
- Les nuits pourraient rester entre 20 et 26 °C dans plusieurs grandes villes.
- Des orages localement violents sont possibles jeudi et vendredi sur un axe allant des Pyrénées au Nord.
- La baisse des températures pourrait commencer mardi au nord de la Loire, avec une chaleur persistante au sud.
Questions fréquentes
Quels départements sont en vigilance orange canicule jeudi ?
Météo-France place 26 départements en vigilance orange jeudi, dont Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines, le Rhône, la Haute-Savoie, le Loiret, le Cher, l’Ain, le Doubs et le Jura.
Quand le pic de chaleur est-il prévu en France ?
Le pic est attendu entre samedi et lundi, avec une journée de lundi présentée comme potentiellement historique par La Chaîne Météo.
Jusqu’à quelle température peut monter cette canicule ?
Des maximales de 35 à 38 °C sont attendues sur de nombreuses régions, avec des pointes possibles de 40 à 42 °C dans le centre, le sud du Bassin parisien et le centre-est.
Pourquoi les nuits sont-elles dangereuses pendant une canicule ?
Quand les températures ne descendent pas sous 20 à 24 °C, et parfois 25 à 26 °C en ville, les organismes récupèrent moins bien et les logements restent chauds.
La Côte d’Azur est-elle concernée par la canicule ?
Les Alpes-Maritimes et le Var devraient être moins touchés par les fortes chaleurs grâce à l’effet marin, mais le risque incendie reste élevé dans certaines zones sèches.
Ressources
Sources et références citées dans cet article.
