Sidonie Bonnec s'immerge auprès des sages-femmes — Un parcours bouleversant sur quatre continents

À l'occasion de la diffusion du documentaire Si j'étais sage-femme sur France 5, Sidonie Bonnec livre un témoignage poignant sur les réalités contrastées de la naissance à travers le monde.

Si j'étais sage-femme : Sidonie Bonnec sur France 5
Dernière mise à jourJun 22, 2026, 10:42:45 AM
il y a 1 semaine
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900 000 sages-femmes font défaut à travers la planète selon les données sanitaires mondiales. C'est pour mettre en lumière ce manque criant et rendre hommage à ces professionnelles de l'ombre que la journaliste Sidonie Bonnec a entrepris un périple exceptionnel sur quatre continents. Ce projet documentaire met en perspective la réalité contrastée de la naissance, révélant les disparités profondes de nos sociétés face à l'acte de donner la vie.

Jessica et Sidonie Bonnec à la maternité de Lille
Jessica (à gauche) accompagnée de Sidonie (à droite) à la maternité Jeanne de Flandres à Lille — Actu.fr

L'essentiel en quelques chiffres

  • 300 000 femmes perdent la vie chaque année dans le monde en donnant la naissance.
  • 4,5 millions d'enfants n'atteignent pas leur cinquième anniversaire mondialement.
  • Le Népal ne compte que 200 sages-femmes formées pour une population globale de 30 millions d'habitants.
  • Le tournage a nécessité 40 jours d'immersion intense et des milliers de kilomètres parcourus par les équipes.
  • La diffusion sur France 5 est programmée ce mardi 23 juin à 21h05 pour une durée de 90 minutes.

Le récit d'une immersion sans filtre

L'idée originale est née d'une rencontre entre l'ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem, auteure du projet, et la réalisatrice Loraine Canayer. Pour incarner ce récit à la première personne, elles ont fait appel à Sidonie Bonnec, animatrice bien connue du jeu quotidien Tout le monde a son mot à dire. Mère de deux enfants réticente aux jugements extérieurs sur sa propre maternité tardive à 42 ans, la journaliste s'est investie physiquement et émotionnellement, confiant avoir pleuré de nombreuses fois face au dévouement total et parfois sacrificiel des soignantes rencontrées.

Le voyage débute dans l'Hexagone, au sein de la maternité Jeanne de Flandre du CHU de Lille, un pôle d'excellence spécialisé dans les grossesses à haut risque. Pendant deux gardes de 12 heures, de jour comme de nuit, Sidonie Bonnec a suivi Jessica, une professionnelle lilloise chevronnée. Les caméras ont capté la réalité brute du service, loin des clichés de la télé-réalité, incluant des moments de forte tension médicale où le rythme cardiaque des fœtus ralentissait, exigeant une réactivité immédiate.

Sidonie Bonnec au Guatemala
Sidonie Bonnec et les comadronas du Guatemala — Echo des Tribunes

Après l'environnement hyper-médicalisé de Lille, le documentaire bascule vers des territoires aux ressources limitées. Au Sénégal, la journaliste accompagne Oumy dans les villages isolés de Casamance, où les futures mères font de longues heures de piste pour accoucher en sécurité. Au Guatemala, l'immersion explore l'univers des comadronas, des accoucheuses traditionnelles mayas conciliant rites ancestraux et urgences obstétricales. Enfin, au Népal, le film suit Suma, une étudiante de 23 ans déterminée à devenir la première sage-femme certifiée de son village reculé.

Pourquoi ce documentaire bouscule nos certitudes

Le regard croisé entre ces différentes cultures met en exergue une vérité brutale : survivre en donnant la vie n'est pas un acquis universel. Les écarts de moyens matériels se traduisent par des pertes de chances réelles pour les femmes des régions isolées, privées d'accès aux structures de soins ou à la péridurale. Qu'elles exercent dans un CHU moderne ou dans des dispensaires de brousse, ces femmes partagent un sens du devoir unique, maintenant seules la frontière entre la vie et la mort.

Pour les spectateurs en France, ce film résonne comme un rappel de la chance de disposer d'un système de santé accessible, tout en pointant du doigt les efforts constants requis pour préserver ces acquis. À travers la mise en lumière de ces héroïnes invisibles, la production cherche à éveiller une conscience citoyenne globale sur les enjeux majeurs de la santé publique et des droits des femmes.

Les rendez-vous à venir

Le film de 90 minutes est d'ores et déjà accessible aux internautes sur la plateforme de streaming France.tv. La diffusion télévisuelle principale aura lieu en prime time sur France 5. Si ce format immersif parvient à mobiliser une large audience, France Télévisions et les sociétés de production Babel Doc et Together Média envisagent sérieusement de décliner le concept sur d'autres professions essentielles.

Questions fréquentes

Quand est diffusé le documentaire Si j'étais sage-femme ?

Le documentaire est programmé à la télévision ce mardi 23 juin à 21h05 sur France 5. Il est également disponible en ligne sur la plateforme numérique France.tv.

Quels pays sont visités par Sidonie Bonnec dans le film ?

La journaliste s'est rendue dans quatre pays aux contextes médicaux radicalement différents : en France (à la maternité de Lille), au Sénégal (en Casamance), au Guatemala et au Népal.

Qui est à l'origine de ce projet de film documentaire ?

Ce projet de société a été initié et écrit sur une idée originale de l'ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem. La réalisation a été confiée à la journaliste montpelliéraine Loraine Canayer.

Combien de sages-femmes manquent actuellement dans le monde ?

Les rapports officiels indiquent qu'il manque actuellement 900 000 sages-femmes à l'échelle mondiale pour assurer une couverture de soins obstétricaux sûre et adéquate.

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Rédigé par

Aya Nageeb

Rédacteur en chef

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Cet article a été produit avec des outils éditoriaux assistés par IA et relu selon les normes éditoriales de Trend Digest avant publication.

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