Montmorot ce lundi : le clocher frappé par la foudre, la cloche sécurisée
1 h 15. C’est l’heure restée figée sur les aiguilles du clocher de l’église Saint-Grégoire, à Montmorot, après l’impact de foudre qui a déclenché un incendie dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juin 2026. Le feu est désormais maîtrisé, aucun blessé n’est signalé, mais la partie haute de l’édifice a été lourdement touchée. Dans cette commune du Jura de plus de 3 000 habitants, l’urgence a rapidement basculé de la lutte contre les flammes à la sécurisation d’un patrimoine fragilisé.

Ce qu’il faut retenir
- La foudre a frappé le clocher de l’église Saint-Grégoire de Montmorot peu après 1 heure, dans la nuit du 28 au 29 juin.
- L’incendie a détruit la toiture et endommagé une partie de la charpente et du plancher.
- Environ 40 à 50 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, avec des renforts spécialisés et un bras élévateur sur chenille.
- La cloche qui menaçait de chuter a finalement été sécurisée, selon les informations du Progrès et du JSL.
- La rue Calmette est restée interdite à la circulation pendant les opérations de sécurisation.
Ce qui s’est passé
Le Jura était placé en vigilance orange aux orages entre dimanche 22 heures et lundi 6 heures. Les prévisions évoquaient des rafales de 60 à 90 km/h, des pluies pouvant atteindre 20 à 30 mm en une heure et de la grêle. Dans ce contexte déjà tendu par la canicule, l’orage a frappé Montmorot avec une violence très concrète : le clocher, haut de 22 mètres, a pris feu après l’impact de foudre.
La configuration des lieux a compliqué l’intervention. La rue située au pied de l’église était en travaux, avec une tranchée devant l’édifice, ce qui a gêné l’accès des moyens classiques. Les pompiers du Jura ont reçu l’appui du SDIS du Doubs, qui a apporté un bras élévateur sur chenille afin de travailler au plus près du clocher. Une unité spécialisée en milieu périlleux et montagne a aussi été engagée pour intervenir dans les parties hautes.

Le feu a été circonscrit dans la nuit, mais les opérations ne se sont pas arrêtées avec l’extinction visible des flammes. Des fumerolles persistaient encore lundi matin, et les pompiers devaient dégarnir la charpente et les structures en bois. Ce travail est essentiel : une poutre peut continuer à brûler en profondeur alors que l’extérieur semble refroidi, ce qui affaiblit l’ensemble du support.
Le danger principal concernait la cloche. Les flammes avaient fragilisé son support, au point de faire craindre une chute. La situation a ensuite évolué favorablement : selon Le Progrès et Le JSL, la cloche a été sécurisée. Pour suivre le récit des secours et les informations locales, France 3 Régions a publié un point détaillé sur l’incendie du clocher, tandis que Le Progrès a confirmé que la cloche ne menaçait plus.
- Vigilance orange
- Niveau d’alerte signalant un phénomène dangereux nécessitant une attention renforcée et des comportements prudents.
- Dégarnissage
- Opération qui consiste à retirer des matériaux brûlés ou fragilisés pour supprimer les foyers persistants et sécuriser la structure.
- Bras élévateur sur chenille
- Engin permettant d’atteindre une zone en hauteur lorsque l’accès est difficile pour une grande échelle classique.
Pourquoi cela compte
Au-delà de l’image spectaculaire d’un clocher en flammes, l’épisode raconte la vulnérabilité des centres-bourgs face aux phénomènes orageux courts et intenses. Une église ancienne concentre plusieurs risques : bois de charpente, hauteur, accès étroit, proximité d’habitations ou d’équipements publics. À Montmorot, l’intervention rapide a permis d’éviter une propagation au reste du bâtiment et aux alentours.
L’église a protégé la population, on va prendre soin d’elle et la réparer, tous les objets à l’intérieur ont été sauvés
Cette phrase de la maire donne la mesure symbolique de l’événement. Le paratonnerre a concentré l’impact sur l’édifice, évitant que la foudre ne touche un bâtiment voisin. D’après Actu.fr, l’élue a notamment évoqué la présence d’un Ehpad à proximité : si l’impact avait eu lieu ailleurs, les conséquences auraient pu être autrement plus lourdes.

Pour les habitants, les effets sont immédiats : circulation coupée, périmètre interdit, accès au centre perturbé et inquiétude autour d’un repère familier du paysage local. Pour le reste du département, l’incendie rappelle les consignes diffusées avant les orages : limiter les déplacements, se mettre à l’abri dans un bâtiment en dur et protéger les biens exposés au vent ou au ruissellement.
La suite attendue
La municipalité a activé une cellule de crise et la priorité reste la sécurisation complète de l’église avec les secours et les services concernés. Une échelle de 32 mètres devait être amenée sur place lundi afin de faciliter l’accès aux hauteurs de l’édifice.
Le risque météo n’est pas entièrement refermé. Selon CNews, les orages doivent se poursuivre mardi 30 juin dans l’est du pays, avec dix départements concernés, dont le Jura, le Doubs, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Les prévisions mentionnent une activité orageuse qui reprend et s’intensifie sur le centre-est et le nord-est à l’approche des reliefs.
Questions fréquentes
Que s’est-il passé à Montmorot dans la nuit du 28 au 29 juin ?
La foudre a frappé le clocher de l’église Saint-Grégoire peu après 1 heure du matin, provoquant un incendie sur la partie haute de l’édifice.
Y a-t-il eu des blessés dans l’incendie de l’église de Montmorot ?
Aucun blessé n’a été signalé dans les sources disponibles. Les opérations ont surtout porté sur l’extinction du feu et la sécurisation de la structure.
Pourquoi la cloche inquiétait-elle les secours ?
Les flammes avaient fragilisé le support en bois qui la maintenait. Elle menaçait de tomber, avant d’être finalement sécurisée.
Quels dégâts l’église Saint-Grégoire a-t-elle subis ?
La toiture a été détruite et une partie de la charpente ainsi que du plancher a brûlé. Les dégâts concernent principalement les hauteurs de l’édifice.
Les orages vont-ils continuer dans le Jura ?
Les prévisions citées pour mardi 30 juin annoncent encore de forts orages dans plusieurs départements de l’est, dont le Jura.
Ressources
Sources et références citées dans cet article.

